J114 Un petit coin de paradis ça se mérite…

Je ne fais pas que pédaler, manger, boire, dormir, travailler mon anglais, essayer de communiquer avec les serbes, je m’instruis et engloutis tout ce que je peux en fruits et légumes…

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Le 24 juillet 2016

Hotel à Petrovardin – Pension à Surduk : 50 km

La journée fut dure physiquement, mais on n’a rien sans rien…
Je sors facilement de Petrovardin, dans mon topo ils conseillent de prendre le train pour éviter cette portion de route qui va à Belgrade, prendre le train et porter mes bagages, moi qui ne peut faire 100 m sans hurler malgré mon bâton, impensable ! Et de toute façon pas envie !
La route est très fréquentée mais je me dis qu’un dimanche cela devrait aller, funeste erreur, ici comme ailleurs les gens passent leur dimanche dans leur voiture !
Je savais que ça allait monter, mais je ne pensais pas franchir un vrai col !
A 8h30 il fait déjà 29 °, puis la température atteint 44°, ce qui ne me dérange pas à condition de me mouiller régulièrement, mais dans un col avec des pentes à 8%, s’arrêter c’est ne pas repartir…
A un moment la pente est moins forte, je fais une pause, un serbe sort des fourrés et m’offre prunes et pêche. Au col je m’offre la totale : figue, jus de fruits, abricots, tomate, je goutte au melon, il fond sous la langue, mais trop gros pour mon vélo ! Au col de vrais cyclistes m’ interpellent, en français s’il vous plaît  » bravo, super », ça fait toujours plaisir…

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Puis l’EV6 suit une route moins fréquentée, je m’offre un détour de 4 km pour manger tomates, concombre, salade et frites.
Puis c’est l’horreur : je suis sur une route toute cassée, où il est impossible de se croiser, le bas côté fait de gros graviers est inroulable, les voitures me frôlent sans ralentir, pourquoi tant de voitures ? Un centre aquatique, des centaines de voitures sont garées… Dimanche après-midi, 44 °, ça se comprend puis la route est excellente et déserte. J’ai vu sur mon topo que dans le minuscule village de Surduk on pouvait dormir. Je vois écrit « pension », un portail, un chien qui aboie, une sonnette, je sonne, une petite Olga m’accueille, puis c’est la maman qui arrive, joliment habillée avec son bermuda dans les gris rose assorti à son teeshirt, le prix , 10 €, ok.
Et là je rentre dans un petit coin de paradis…

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Super jardin, super chambre au fond du jardin, super nourriture et je finis la soirée avec la famille.

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Leur gendre est néerlandais et parle pas trop mal le français, toute la famille parle anglais et miracle (c’est dans ces cas là que je crois en Dieu, je pense qu’il a guidé mes pas), je tombe dans une famille d’artistes, elle fait des icônes (comme mon père) et de la restauration d’églises, mais pas que, ses peintures sont sublimes.

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Leur carrelage partout dans la maison est une œuvre d’art, leur jardin une œuvre d’art, leurs enfants : de vrais petites filles modèles, je crois que je vais rester là 3 jours vu qu’après demain il pleut…
Sinon reshoot à la cortisone, ce soir je n’ai pas mal, que c’est bon ! Handicapée est une chose, handicapée par la douleur c’est terrible…

Petit article Wikipedia pour notre instruction :
« Au début des années 1990 la Serbie est frappée par les sanctions économiques dues à la politique de Milosevic, pendant 10 ans, la Serbie n’importe pas d’engrais ni d’insecticides[74]. Les sanctions en 10 ans ruinent les agriculteurs et les obligent aussi à se passer des engrais chimiques. Au début des années 2000, une fois les sanctions tombées les agriculteurs serbe n’ont plus les moyens et ont d’ailleurs perdu le réflexe de produire avec les engrais chimiques et autres insecticides non-biologiques, donc pendant 20 ans la terre serbe n’a pas été touchée par la pollution agricole[74].

Cette situation fait de la terre de Serbie, la terre la plus bio d’Europe[74]. Le ministère serbe de l’Agriculture a déclaré que dans trois ans, 75 % des terres agricoles en Serbie, soit 650 000 hectares, pourront être utilisées pour la production bio[74]. Le marché Kalenic, à Belgrade, est le centre de distribution principale de la production Bio en Serbie, mais des chaînes de distribution industrielle ont également investi en Serbie comme la « compagnie Royal eco food », basée à Belgrade, qui produit des spécialités serbes bio[74]. »

Je modère, attention en France les Chinois achètent nos terres agricoles, ici ce sont les russes.

Les chiffres :

Kilométrage : 50,49 km
Dénivelée positive : 330 m
Temps sur le vélo : 4h 24′ 45’´
Conditions météorologiques : grand beau temps très chaud (44°).

Bisous mes suiveurs

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2 réponses à J114 Un petit coin de paradis ça se mérite…

  1. Jean-Marie dit :

    Ok, je vois bien la « route » que tu as empruntée. C’est un peu l’enfer, surtout avec les dénivelés et la chaleur. Perso, j’avais suivi celle des vignes à la sortie de Novi Sad. et c’était la même chose! Super, ta pension de famille. çà « gomme » tous tes petits ennuis. Il y a quand même de tres bons moments!
    Quand au bio, je n’y crois pas. Tout est pollué partout avec le vent; Enfin, ce n’est que mon avis! Courage pour la suite! JM

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