J299 : le plus beau jeu de pistes du monde, 1ère partie, J25 : épuisée je demande l’hospitalité dans un hameau…

Mercredi 16 novembre 2011

Bivouac près du filet d’eau non douce – Salle des fêtes dans un hameau dans la montagne au-dessus du salar de Coïpassa
Kilométrage : 9,94 km
Heures sur le (ou à coté du) vélo : 2h28’42 »
Vmoyen : 4 km/h Vmax : 13 km/h
Températures : min :48°F, max : 96°F

Je me dirige vers un village que je crois être Tres Cruces, à l’heure actuelle j’ai un doute. Des gens travaillaient dans un champ, je leur ai demandé si c’était Tres Cruces, ils m’ont dit oui, mais j’apprendrai qu’il y a quelques hameaux qui dépendent de Tres Cruces…

En attendant pour rejoindre ce village je galère un maximum, du sable dans de la montée, ce qui laisse les lamas complètement indifférents…

Les boites alignées dans un ordre que je ne comprends pas sont elle-aussi totalement indifférentes à mes efforts démesurés…

Arrivée au village, je cherche la tienda, la trouve, achète ce qu’il y a, donc pas grand chose, il n’y a pas d’eau, je prendrai l’eau du puits pastillée.

Je me fais préciser mon chemin, je peux soit faire le tour et passer par le salar, soit prendre la route à gauche (pour Enzo pour qu’il me situe, sur la place de ce que j’ai cru être Tres Cruces, à droite l’église, à gauche le chemin où on m’envoie).

Le chemin (parce qu’on ne peut plus parler de piste) monte, il y a de grosses pierres à franchir, le soleil tape, il fait chaud, je suis épuisée…

Evidemment je ne rencontre personne. Un dernier adieu au Salar…

Et puis ça monte…

Pour franchir une quebrada (les cours d’eau à sec en dehors de la saison des pluies) je suis obligée de décharger et de faire du portage. Et je pense à l’indice d’Enzo : »Si les premiers kilomètres paraissent faciles, pour les autres il te faudra pousser car c’est du sable », si ça c’est facile et qu’après c’est difficile, je n’y arriverai pas…Un hameau sur mon chemin, à moitié abandonné, mais pas tout à fait. Les maisons sont fermées, protégées d’éventuelles intrusions par des murs de pierre, dans l’espoir d’un retour qui ne se fera jamais… Ce village est magnifique avec ses arbres verts et ses volets bleus. Un homme est en train de se raser, je l’interpelle, il va se cacher. Dans la rue un homme porte l’eau puisée au puits, je lui dis mon état d’épuisement (tien puits, épuisement, rigolo…), mon besoin d’hospitalité, il me dit de le suivre, m’ouvre une porte, c’est la salle des fêtes du hameau je vais m’installer sur l’estrade, m’effondrer, ne rien manger jusqu’au lendemain…

Bisous tout le monde

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3 réponses à J299 : le plus beau jeu de pistes du monde, 1ère partie, J25 : épuisée je demande l’hospitalité dans un hameau…

  1. FTS dit :

    Mais où as-tu trouvé l’ energie nécessaire???
    Retrospectivement, te savoir seule dans ces lieux aussi désertiques me fiche la chair de poule…
    mais ta bonne étoile est là !
    Bonne continuation!
    Au fait,comment va ton pied?
    Bises

  2. ARDUIN-BOREL Mylaine dit :

    Je pense bien à toi.
    Ton étoile c’est ta tête.
    Je t’admire. Bisous; Mylaine

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