J304 : le plus beau des jeux de pistes du monde, J29 : traversée du Salar d’Uyuni J3, terre, terre, terre…

Isla Incahuashi sur le salar d’Uyuni – Chicani sur la terre ferme
Kilométrage : 76,61 km
Heures sur le (ou à coté du) vélo : 6h03’59 »
Températures : min : 46°F, max : 109°F
Départ : 7 h
Arrivée : vers 16 heures

Une tempête d’une rare violence a balayé le salar et l’île durant la soirée et en début de nuit…

Je pars tôt pour essayer de sortir du Salar avant la tempête. La première fournée de 4X4 est là, tous bien alignés et prenant leur petit déjeuner sur les tables prévues à cet effet.

Je fais partie des curiosités du paysage et suis photographiée sous toutes les coutures.

D’ailleurs ce ne sera pas la seule fois, à Uyuni, deux jours plus tard un brésilien rencontré dans mon hôtel à baroudeurs me montrera en photo sur son appareil… Ce brésilien aura mis quatorze heures pour venir de la Paz, son bus étant tombé en panne, ils ont affronté les températures négatives de la nuit sans l’aide d’un bon duvet…

Puis pendant longtemps je ne vais plus renconter personne. J’ai pour m’aider dans mon cheminement (il existe de nombreuses pistes et traces) ma carte, ma boussole et les indications du restaurateur de l’île qui s’avéreront complètement fausses (du style pour aller jusque Uyuni il faut prendre à droite à la deuxième bifurcation, or le Salar n’est pas particable aux abords d’Uyuni, la sortie se faisant à Chicani).

Je me dirige donc beaucoup à la boussole et m’efforce de maintenir une vitesse de 13km/heure, ce qui parfois est aisé, parfois plus difficile, le salar n’étant pas toujours un petit billard… La piste est parfois cahotante, je perds de la vitesse, alors plus loin j’essaie de la rattraper en appuyant dur sur les pédales, je force quand même un max. Au bout de 60km je m’accorde une pause pique-nique, en profite pour photographier le plus beau des vélos…

Je ne perds pas de temps, un seul objectif, aller le plus vite possible pour sortir du salar non seulement avant la nuit mais avant la tempête…

Mes pointages de carte et mes repérages à la boussole sont parfaits car je vais tomber pile sur l’hôtel de sel et son musée, évidemment je fais attraction…

Quand aux touristes ils s’amusent comme des petits fous sur cette grande étendue blanche dont finalement on ignore à peu près tout… On peut manger dans cet hôtel de sal, je me conterai d’y acheter deux snickers, à prix d’or…

La salle à manger est originale mais à mon avis peu confortable… Je fais comment pour rapprocher ma chaise ?

Les statues sont intéressantes…

Je me renseigne pour aller à Uyuni par le Salar, c’est impossible, il faut passer par Colchani. C’est le guide de touristes italiens qui me renseignera, lesquels italiens me retrouveront le lendemain et me donneront gâteaux, fortifiants, serviette fraîcheur (que je trouve sur le coup inutile mais qui va me servir dans le Sud Lipez pour économiser mon eau.. Et.. du chocolat français…)

Je rencontre un péruvien touriste, le courant passe, on discute…

Une piste parallèle moins cahotante est la bien-venue, je visite les fameux petits tas de sel réalisés par les travailleurs avec qui j’engage conversation évidemment. « Pourquoi font-ils des tas comme cela ? » A question idiote réponse intelligente « Parce que c’est la forme la plus facile à réaliser ».

Je ne leur dis pas qu’ils vont récolter en une vie moins que ce qui est récolté de l’autre coté de la frontière en une heure…

Les tas de sel envahissent tout :

La terre ferme

La cour de l’hôtel…

Colchani me désespère, la Bolivie me désespère, tant de possibilités touristiques et RIEN.

A Colchani pas d’eau courante, pas le moindre restaurant, nécessité de faire trois boutiques pour trouver du coca des galettes au chocolat et de l’eau… L’unique « alojemiento » est un hôtel de sel avec toilettes (un trou), pas d’eau, pas de douches. Ils travaillent dur pour faire un grand hôtel, les hôtels de sel c’est mode, oui, jamais aucun touriste ne viendra là, seuls quelques cyclos fêlés…

Depuis j’ai réfléchi (oui, ça m’arrive malgrè les neurones qui ne cessent de se perdre), les paysages sont fabuleux, mais il y a un inconvénient de taille, l’altitude, entre 3800 et 5000, plutôt réservé aux jeunes désargentés…

Dans mon carnet de notes j’ai écrit : « Demain Uyuni, repos, banque, lavage vélo vêtements, essai de mise à jour du site »

Et voilà  j’ai réussi à traverser ces deux salars, je suis heureuse, bisous tout le monde

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7 réponses à J304 : le plus beau des jeux de pistes du monde, J29 : traversée du Salar d’Uyuni J3, terre, terre, terre…

  1. JANODOU dit :

    Et je suis heureux que tu sois heureuse !
    Hasta pronto

  2. Monica dit :

    Bravo Françoise !!!
    J’aime la photo avec seulement le vélo isolé sur le salar.
    J’ai repris ton itinéraire sur Google. Mais moi aussi j’ai du retard, beaucoup de mises à jour à faire avec les infos de ces derniers jours. Il faut revenir en arrière. Il ne faut pas que je me perde. Non ca va grace a tes précisions.
    Bises

    • Francoise dit :

      Alors Monica sortie de ta dune ?
      Tu saurais toi me mettre google sur mon site et y mettre mon itinéraire, mon webmaster il est surbooké… Et calculer mes kilomètres ? Moi je pense être entre aux alentours de 12 ou 13000. Il y a polémique… Tu calcules sur google map, comme cela ça mettra tout le monde d’accord, il faudra majorer d’un certain pourcentage car je zigzague…
      Je vous prépare un cadeau de fin d’année, mais celle-ci étant plus tôt chez vous que chez moi il faut que je me dépêche, bisous à toi

  3. Monica dit :

    Je ne suis pas suffisamment compétente en informatique pour installer Google sur ton site avec ton itinéraire qui pour l’heure n’est pas encore à jour, car les infos arrivent en rafales depuis que tu es à l’arrêt.
    Que devient ton orteil ?

    • Francoise dit :

      Mon orteil va mieux, les infos vont continuer à tomber en rafales… Il y a la traversée du désert d’est en ouest, puis du nord au dud, de l’ouest en est je ne l’ai pas encore faite, j’espère repartir le premier janvier, je ne sais , bisous à toi.

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