J336 : desierto de Atacama, J11 : 8ème attaque du vent combinée à l’attaque d’un camion, je chute, blessures, hôpital, fracture..

Jeudi 22 décembre 2011

Bivouac dans le désert sur la route de Taltal – Hôpital de Taltal
Kilométrage en vélo: 28, 69 km
Heures sur le (ou à coté du) vélo :  environ 2 heures, le compteur s’est affolé dans l’accident, je l’ai d’ailleurs récupéré à quelques mètres…
Vmax : j’ai vu 40 km/h
Températures : min : 18°, max : 33°
Départ : quand je suis prête
Arrivée : plus tôt que souhaitée, oui, toujours le vent, pas vraiment là où j’avais prévu…

Tout a bien commencé…

Juste avant de partir un petit vent d’est un peu frais s’est levé, je me recouvre, je ne sais pas que cela va m’éviter quelques blessures…

Je termine ma montée, et enfin je l’ai ma descente vers la mer, je suis très prudente et extrèmement concentrée, j’ai le vent à gauche, je freine beaucoup, quand soudain, un camion que je n’ai pas entendu arriver me double en me rasant, je pense qu’il l’a fait exprès.

Je suis prise dans une zone de turbulence d’une force rare, j’essaie tout, je freine, essaie de me maintenir debout, je sens venir la chute, elle vient, elle est terrible. Le camion lui continue son chemin content, non mais c’estquoi ces cyclos sur sa route ?

Un bus passe continue son chemin, il est content lui-aussi, la route et aux bus et aux camions, pas aux cyclos…

La cyclo elle est incarcérée dans son vélo, pied gauche et droit coincés, le sang gicle de partout, son pied droit lui fait très mal. Elle essaie vainement de se sortir de là. du monde arrive, deux voitures, un camion se sont arrêté. On l’aide à se relever, elle ne peut marcher, la douleur du pied est trop forte. avant d’accepter de se faire emmener elle défait sa chaussure et regarde son pied, ouf, il est encore là. Un de ses sauveteurs entoure la main la plus sanguinolente d’un chiffon.

les bagages de la cyclo sont éparpillés un peu partout, elle a quand même la présence d’esprit de récupérer son compteur. Le reste sera récupéré par ses sauveteurs, mis dans le camion et déposé au commissariat de police de Taltal…

La voiture qui l’emmène (à 160 quand même) est une grosse voiture, impeccable.

La cyclo elle va voir qu’elle a raté des gorges d’une beauté rare, un oasis au milieu du désert… Elle va traverser une zone de neblina (brouillard), puis longer une côte splendide (à 160 la côte quand même), déchiquetée sur lesquelles viennent s’écraser d’immenses vagues, mêlant leur écume à la blancheur de guano du sommet des rochers, elle a raté ça, oui elle a raté ça….

A l’hôpital de Taltal elle est rapidement prise en charge, radio, le diagnostic tome : fracture avec déplacement de P1 du gros orteil droit, ce n’est pas de leur compétence, elle sera transféré demin à Antofagosta. Ses plaies sont nettoyées, pansées, le pied est immobilisé dans une botte platrée. La cyclo est mise dans le service de femmes (une chambre à six lits) et là va commencer un cauchemar de deux jours : pas à manger, pas de couvert, pas de verre, pas d’eau, pas de sonnette pour appeler l’infirmière, pas d’affaires de toilette, de toutes façons toilettes inaccessibles, pas de bassin, rien. La cyclon’a aucun moyen d’appeler, pas de téléphone, pas d’internet et elle ne peut se déplacer, bref elle est épave… Heureusement ses compagnes de chambre et leur famille vont lui porter secours. L’une ira chez elle et luiramènera à manger, des couverts, un verre, l’autre lui donnera un soda, la troisième de l’eau, une autre l’emmènera aux toilettes.

Le lendemain transfert à Antofagosta en fourgon ambulance, donc elle ne voit rien du paysage…

Erreur d’aiguillage, elle ne verra pas le spécialiste mais l’interne qui la renvoie dans son fourgon, ambulancière et chauffeur l’y laisse et s’en vont manger, et elle rien, et les cyclos sans manger ça devient terrible, alors elle sort, se traine par terre, voit une femme passer avec un repas qu’elle a chouravé à l’hôpital, elle supplie, elle a à manger, exprès elle ne fermera pas la porte du fourgon-ambulance, pour crier « la porte, la porte; la porte de l’ambulance n’est pas fermée quand ces messieurs-dames démareront sans vérifier que leur précieux chargement était toujours là …

Au fait j’ai déjà tout raconté, je radote, grave…

Voir détails là :

http://www.frannycyclo.com/noel-sous-les-etoiles/

Merci de supporter mon radotage, et bisous à tous

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4 réponses à J336 : desierto de Atacama, J11 : 8ème attaque du vent combinée à l’attaque d’un camion, je chute, blessures, hôpital, fracture..

  1. JANODOU dit :

    Tiens, ça me rappelle quelquechose !
    Bises à toi

    • Francoise dit :

      Recette taltalienne pour oublier les conducteurs locos d’Amérique Latine :
      Ingrédients :
      Un paquet de céréales natural de trigo
      Un pot de Nutella
      Ustensiles :
      Une coupelle
      Une cuiller à café
      Mode d’emploi :
      Bien remplir la petite cuiller de Nutella
      Puis la plonger dans la coupelle remplie de céréales
      Déguster
      Renouveler la plongée dans la coupelle de cérales et ce jusqu’à ce que moins de 5 grains de blé s’y collent
      Replonger alors la petite cuiller dans le pot de nutella
      Renouveler l’opération aussi souvent que nécessaire

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