J199 : un col à plus de 5000 en vélo et en pédalant…

Dimanche 7 août 2011

Bivouac à 4500 mètres près d’un hameau de 4 maisons – Huallanca

Distance parcourue : 40,49 km
Vmoy : 11,8 km/h Vmax : interférences électromagnétiques
Température : minima : 2°, maxima : 29°
Dénivelée positif : compteur déraille
Dénivelée négatif : 1063 m
Heures sur le vélo : 3H26’47 »
Départ : 8 heures 50
Arrivée : vers 14 heures 00

Résumé de la journée

    • Conditions météorologiques : soleil, froid, vent modéré par rafales
    • Objectif : passer le col à plus de 5000, après on verra
    • Etat de santé : encore mal à la gorge mais plus cet épuisement
    • Particularités de la journée : passage d’un col à plus de 5000 mètres d’altitude sur une super route déserte dans un décor grandiose, magique, descente étonnante dans des reliefs tourmentés et d’une beauté insaisissable

La nuit fut moyenne : le vent souffle très fort et la toile de tente claque très fort, finalement je me lève, replante bien tout, ça va mieux. Puis le froid va me réveiller plusieurs fois, c’est mon échafaudage de polaires qui s’est écroulé. A 3 heures du matin je suis bien réveillée, je me suis endormie vers 19 heures hier, je n’étais pas bien, j’ai faim je déjeune et me rendors, je me réveille au lever du jour, tout est blanc dehors, j’attends un peu, non le soleil, on m’a dit qu’il ne serait là qu’à 8h30, juste j’attends d’avoir le courage de me préparer dans le froid et dégivrere ma selle avant de m’y seoir…

Un peu avant 9 heures je démarre, les quatre familles sauf une femme dorment. Certaines maisons sont moitié maison moitié, je ne trouve plus le mot, comment s’appellent les maisons creusées dans la montagne ?

Le soleil brille, le froid est vif, le vent modéré souffle par rafales, il ne va pas me gêner comme hier. Je gère bien ma montée, de temps en temps je pose le pied par terre pour avaler une gorgée de coca. La circulation est quasi absente, elle a eu lieu ce matin entre six et huit heures.

Je me suis bien couverte et malgré mon collant et mes deux pantalons je sens encore que les muscles de mes cuisses souffrent du froid.

Le glacier sous lequel j’ai dormi et bien je vais le grimper… en vélo. Le paysage est grandiose, prenant.

La route qui est plus lisse que les derniers jours fait d’abord de grands lacet, puis de grandes lignes droite montantes (j’ai horreur), puis à nouveau des lacets puis à nouveau une grande ligne droite montante, jambes et vélo tournent bien et je n’ai plus cette fatigue d’hier et avant-hier lié à une gripette.

Là mais il faut pas le dire j’ai poussé pendant 50 mètres…

Je regarde une dernière fois les sommets enneigés, je vais même revoir le sommet de la Cordillère Blanche…

 

Je traverse un village sans maison (vrai de vrai)

Admire d’immenses dalles

Je passe mon col à plus de 5000 mètres, rien ne l’indique, personne, heureusement que les ingénieurs de la route me l’ont dit sinon je ne saurai même pas l’altitude…

Je suis vraiment très bien acclimatée, pas le moindre mal de tête ou nuque, pas de nausées, pas de tacycardie, pas d’essoufflement, juste quand même je sens que c’est plus difficile qu’au bord de la mer.

Je vois la piste dans laquelle j’ai failli m’engager

J’entame la descente d’enfer

Là surprise, le paysage change complètement

Je vais traverser des gorges et un enchevêtrement de montagnes aux formes et aux couleurs époustouflantes, je vous livre tout cela en vrac.

Je vais traverser deux villages miniers.

J’ai faim mais je calcule que je devrais pouvoir rejoindre la ville de Huallanca à l’heure où ici encore on peut prendre le repas de midi (tard).

Huallanca est une petite ville très animée, nous sommes dimanche, tout le monde est dans la rue, je suppose que la ville vit grâce aux mines, on sent qu’ici il y a de l’argent.

Ma super route (que j’ai quittée au km 71) est faite pour la mine (or et uranium).

Tous les convois de 1 à 5 éléments sont accompagnés d’une voiture, je ne sais si c’est pour la sécurité des chauffeurs (route de très haute altitude) ou à cause de la dangerosité des produits transportés. Tout au long de cette route que je suis depuis maintenant trois jours, je ne rencontrerai pas plus de dix convois par jour. Comme d’habitude ils circulent plus en fin de journée ou très tôt le matin, et puis il n’y en a pas tant que ça, mais y a pas l’uranium ça paye plus que l’or…

Voilà superbe journée et suis super contente. A Huallanca je trouve une chambre d’hôtel avec un mince filet d’eau chaude, je me décrasse, je resoigne mes mains crevassées par le froid et aussi je pense le produit que j’ai utilisé pour nettoyer chaine et pignons l’autre jour.

Bisous tout le monde

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5 réponses à J199 : un col à plus de 5000 en vélo et en pédalant…

  1. Cyril dit :

    La maison creusée c’est une troglodyte.
    Bravo encore !

  2. Francoise dit :

    merci ca m est revenu apres c est le debut de l alzheimer… Bisous

  3. ARDUIN-BOREL Mylaine dit :

    Ta trouvé le nom de cette maison creusée dans la montagne;;;;;;;
    Superbes tes photos de ces 3 jours. Bisous.

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